vendredi 31 juillet 2009

Portrait de la femme en aventurière




U-Bähn, Berlin, avril 2009.
Bien, à ce stade, si on ne veut pas sombrer, il va falloir s'inventer une nouvelle Odyssée...
Et si on traversait la Manche ? Chiche?




jeudi 30 juillet 2009

Derrière la vitre


Une blogueuse prise en flag ?
Quand on ne peut être près des autres, on peut quand même regarder à travers la vitre et saisir les images de leur vie, la vie des autres. Vous vous souvenez peut être du personnage de Berlin Est incarné par Ulrich Mühe dans le film de von Donnersmarck, un espion au service du renseignement de la Stasi dans les années 80 qui incarne toutes les contraintes qui peuvent peser sur un individu. Il est fonctionnaire dévoué à un système qui l'a forgé, et dénué de toute vie personnelle. Observer la vie amoureuse de celui qu'il espionne va transformer son être et le conduire à oser un geste de résistance tout à fait improbable. Le film affirme une vraie croyance en la liberté individuelle, en l'émancipation au contact de l'art, en la capacité de l'Homme à évoluer, à échapper à un destin qui semble l'assigner au rôle de pion sur un échiquier.

Dans Fenêtre sur cour, la mise à distance passe également par le procédé du regard par la fenêtre. Le personnage de Jeff joué par James Stewart, immobilisé par un plâtre, observe ses voisins. Le tueur qu'il va démasquer va à son tour surgir dans sa vie et tenter de l'éliminer. Là aussi, la vie du voyeur va être bouleversée par ce et ceux qu'il observe.

Observer les autres, c'est s'observer soi et aussi d'une certaine manière, les faire pénétrer dans nos existences. Parfois, ça parle derrière la vitre. Parfois l'autre brise la vitre et pénètre.

Il y aurait beaucoup à dire sur les agencements muets qui nous font et nous défont. Sur le jeu des regards croisés qui nous font vivre où nous révèlent à nous mêmes.


mercredi 29 juillet 2009

ailleurs


Transphotographiques, Lille 3000, Juin 2009.

Etre une indienne en fuite, un rêve mallarméen, un personnage de Jim Harrisson, une femme oiseau chamarrée en échappée farouche, un phoenix, un éclair bigarré, une pianiste assassinée, une pluie tropicale, une fille verte des fjords, une créature évanouie, une voix de la nuit étrange et douce. Etre près et loin. Sous les paupières, en creux.


Etre juste là. Derrière la vitre.

Ailleurs.

mardi 28 juillet 2009

L'emploi du temps


Transphotographiques, Lille 3000, Juin 2009.

Récit vertigineux s'il en est, "l'emploi du temps" de Butor met en abyme toutes nos angoisses. L'écriture labyrinthique condamne le lecteur à l' absolu effroi de celui qui ne peut échapper à la nécessité d'avancer en poursuivant une quête qu'il sait vouée à l'échec. La ville happe progressivement le lecteur et le cheminement devient l'objet même de la narration. Une ville prison tentaculaire qui oblige à interroger les choix existentiels de l'homme dit moderne. Bleston, la ville représentée, emblématise l'absence de choix réel et la difficulté à être dans cet univers de limaille grise qui poisse le récit. Pas de compréhension, pas d'avancée, de la répétition dans le vide, de figures convenues et imposées. Emprisonnement et agitation dérisoire sur la toile du destin collectif.

Bon, c'est la lecture humeur du jour, pas très optimiste je le concède.

Pour parfaire la nuit, on pourra lire ou relire "la route des Flandres", de Claude Simon. Pas mal non plus dans le genre...

Un brin de soleil ferait du bien.

dimanche 26 juillet 2009

Tête de mule


J'en entends qui suggèrent... "autoportrait"?

Ca me rappelle un très beau récit de Stevenson en ballade en compagnie d'une ânesse prénommée Modestine, dans les Cévennes pour oublier un chagrin d'amour. Très beau récit de voyage à recommander à ceux qui ont la chance de profiter un peu d'un temps de vacance estival.
Traverser le jour, tête en l'air, la nuit, le nez dans les étoiles, un peu comme elle, tiens, là...

samedi 25 juillet 2009

Sel addict

Pour illustrer un précepte sartrien, genre, "l'existence précède l'essence" ou plus prosaiquement "les sens"...
Il paraît que l'homme est libre. Ok, alors passe moi le sel !

jeudi 23 juillet 2009

Quand les murs murmurent. Happy birthday to B..erlin !


Die Berlin mauer, avril 2009.

Si l'on n'était pas actuellement emmurée, en ce 23 Juillet, on serait peut être à Berlin, pour profiter des expos et des festivals qui fleurissent à l'occasion de l'anniversaire de la chute du mur. Bon, à défaut de Berlin, on peut aller à Caen... c'est moins glamour... Ahh, à propos d'anniversaire, de chute et de glamour, petit détour ici et juste en clin d'oeil pour le plaisir des oreilles. Que le mur de la contrainte, de la séparation et de l'interdiction devienne le lieu où se croisent de douces déclarations, voici un joli paradoxe qui vaut bien un détournement.



mercredi 22 juillet 2009

Sehnsucht


Ca ne me vaut rien du tout d'écouter cela. Allez, hop, au boulot!


Quai de la patience




Pour l'instant, on est encore amarré là. Mais au loin on distingue l'entrée du port, il faut juste être patient et attendre la marée montante...

Les sorties de port ne sont pas simples en Manche, il faut attendre longtemps qu'un vent propice vous porte et puis prendre le courant au bon moment. Alors dès qu'on pourra lâcher du lest, on larguera les amarres.

mardi 21 juillet 2009

Le Tourbillon de la Vie


La voix de Jeanne Moreau, comme une petite musique entêtante.

Chapeau les normands!



Pauvres ou riches, en Normandie, le dimanche, pour sortir, on se coiffe, pour le plus grand plaisir des yeux du promeneur facétieux...

lundi 20 juillet 2009

Dentelles normandes

Pas chrétien, oui, je sais, mais, .... trop tentant le dessous normand! Irrésistible...!

dimanche 19 juillet 2009

On fait la belle...


Eh bien, disons, que ceci est un défi, une provocation adressée à un certain joueur breton. Ah, ah, je me réjouis à l'avance et je fourbis mes coups!!!!!!

samedi 18 juillet 2009

Souvenirs, sagesse des hommes

C'est le titre de la dernière nouvelle de John Murray, dans Quelques notes sur les papillons tropicaux.
Le couple, la construction d'une identité, l'émancipation des femmes, le rapport à la norme et aux règles, le poids et la valeur d'une culture, les rapports filiaux et fraternels, la question des choix et du destin individuel, tous ces thèmes traversent la nouvelle et la nourrissent. Au risque d'une redite, le recueil vaut le détour.

De plus, l'écriture est belle, précise et profonde. Vivante. A couper le souffle.

vendredi 17 juillet 2009

Y a du zef !

Saint-Valery en Caux, Juillet 2009.

Le vent, ça sert à jouer et à voyager. Il faut juste apprendre tout petit à le maîtriser et puis après, s'en servir pour avancer...

jeudi 16 juillet 2009

Un été torride...

Plage de Saint-Valery en Caux, été 2009.

Sortez couverts !

mercredi 15 juillet 2009

"Quand le ciel bas et lourd...."

Pas la noirceur du spleen baudelairien, mais le gris troué de lumière des impressionnistes qui sillonèrent toute la côte, de Fécamp à la baie de Seine.


Mention spéciale pour les falaises de Saint-Valéry en Caux, craie et silex, gris et ocres mêlés . Point de touristes ici. Le vent rude les balaie au loin. On peut ainsi s'y réfugier en toute quiétude.


"J'arrivai un soir au petit village de Bénouville, entre Yport et Etretat. Je venais de Fécamp en suivant la côte, la haute côte droite comme une muraille, avec ses saillies de rochers crayeux tombant à pic dans la mer. J'avais marché depuis le matin, sur ce gazon ras, fin et souple comme un tapis, qui pousse au bord de l'abîme sous le vent salé du large. Et, chantant à plein gosier, allant à grands pas, regardant tantôt la fuite lente et arrondie d'une mouette promenant sur le ciel bleu la courbe blanche de ses ailes, tantôt, sur la mer verte, la voile brune d'une barque de pêche, j'avais passé un jour heureux d'insouciance et de liberté."

Maupassant, miss Harriet

lundi 13 juillet 2009

Le bonheur serait dans le pré ?

Vache normande, Saint Aubin sur mer, Juillet 2009.


Va savoir ce qu'elle en pense cette peau de vache ! Un peu dubitative quand même...

Celle-ci aurait probablement inspiré Eugène Boudin, qui en peignait une par jour au moins, histoire de se faire la main...
Pour contempler de magnifiques Boudins, rendez-vous à Honfleur, ville de naissance du peintre, ou bien au Havre, au musée Malraux, un de mes préférés...c'est aussi qu'on peut voir les vaches!

samedi 11 juillet 2009

Fleurs en friche


Mon jardin sauvage, laissé à l'abandon, pousse au gré de sa fantaisie. Fleurs et herbes s'expriment en tous sens, guettent en vain la main du jardinier. Bientôt, même le matou roubaisien n'y retrouvera plus ses conquêtes... Il va falloir remettre de l'ordre dans tout cela.
En attendant la main verte, quartier libre, temps suspendu dans le hamac, à l'ombre du lilas...

vendredi 10 juillet 2009

Juste en sommeil ?




Juste un coup de mou en attendant une éclaircie à l'horizon. Un truc qui ressemble à quelques jours sans travail, sous le soleil, en bonne compagnie, quelque chose qui ressemble à des vacances... C'est pas encore demain la veille !
En attendant, ressourçons-nous quelques instants et méditons sur ce banc... l'année fut lourde, longue à s'achever, on est juste très très fatigué avec l'âme un peu lourde et lasse.

Banc bienvenu. Sommeil du juste? Juste en sommeil ?

jeudi 9 juillet 2009

"Souviens-toi Barbara..."



...il pleuvait sans cesse sur Lille ce jour-là
Et tu marchais souriante,
Epanouie, ruisselante,
Sous la pluie
(...)
... Après l'averse, il a replié le parapluie et hop, il l'a embrassée, comme ça, comme un baiser lillois pour se réchauffer l'âme et le reste... Ce matin, au lever, on frisait les 14°..!
Ce n'est pas pour le climat que vous viendrez à Lille, mais pour d'autres talents dans lesquels on excelle. Aperçu en image !

mardi 7 juillet 2009

l'esprit du Pont de Bois

Il paraît que c'est les vacances... Ils partent tous les uns après les autres ! Tous, sauf l'esprit du pont de bois ! Chaque matin il m'adresse un clin d'oeil bleu. Comme une figure protectrice à la Chagall, l'âme du quartier, l'ami des jours de labeur solitaire...

lundi 6 juillet 2009

La force d'y croire


à Hénin-Beaumont, le FN est battu, contre toute attente. Ne pas désespérer des hommes, leur faire confiance. Leçon de vie ?

dimanche 5 juillet 2009

La belle blonde des Flandres

Franchement, on ne sait laquelle choisir, tantôt blonde, tantôt rousse, tantôt bio, elle est délicieuse ! On la déguste pour se rafraîchir à Esquelbecq, dans l' estaminet attenant à la brasserie Thiriez, directement du producteur au consommateur, en feuilletant quelque bon ouvrage emprunté à un bouquiniste, ou bien pour accompagner le potjevleesch fabrication locale. Bref, on se régale. Il fait bon vivre avec les blondes en Moulins de Flandres...

vendredi 3 juillet 2009

Quelques notes sur les papillons tropicaux


Huit nouvelles, rédigées par un médecin devenu professeur de littérature, avec pour fil conducteur, la passion pour les papillons, vous savez ces jolies bestioles aériennes qui butinent inconsciemment et semblent promener sur leurs ailes toute la fragilité du monde...Ce livre-là leur ressemble, les couleurs chatoient, on les suit du regard, ici, là, et puis là encore en goûtant un plaisir immédiat que l'on sait précaire. Les histoires de John Murray racontent exactement cela. La précarité du bonheur. Des personnages en quête d'eux mêmes, qui se cognent et se blessent, pris aux filets de l'existence. Jolie plume aussi, qui dit le grave et le léger en même temps. "Les papillons sont une métaphore de la vie. Beaux, fugaces, fragiles, mystérieux." Tout ce qu'on aime.

jeudi 2 juillet 2009

mercredi 1 juillet 2009

L'espoir fait vivre

Pour ceux qui n'en auraient jamais vu, c'est un terril...

à Hénin-Beaumont, on garde l'espoir, qu'une ville ouvrière n'élise pas Dimanche un maire Front National...
1er tour :
Brioit (FN) : 39.34%
Duquenne (Divers Gauche) : 20,19%, PS-PCF-Modem-PRG : 17,01% , Verts : 8.52%...
Le dessous des cartes : 3 listes à gauche... et un maire sortant écroué pour fausses factures.
On peut toujours espérer...un miracle.