mardi 27 décembre 2011
dimanche 25 décembre 2011
dimanche 18 décembre 2011
vendredi 16 décembre 2011
Good night my farewell, don't worry...
vendredi 9 décembre 2011
au théâtre ce soir
"-Les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent.
- Il me faudra des mois, des mois, pour que je me rassasie des baisers à vous donner. Il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur vos yeux, sur votre cou... "
mercredi 30 novembre 2011
dimanche 13 novembre 2011
Imago
Regis Debray, Vie et mort de l'image.
dimanche 6 novembre 2011
clair obscur
mercredi 2 novembre 2011
jeudi 6 octobre 2011
mercredi 5 octobre 2011
vendredi 23 septembre 2011
dimanche 11 septembre 2011
et je fume...
Fumer en regardant la ville ou la mer... Fumer pour dessiner des rêves bleus... ou bien en écoutant ça...
mercredi 7 septembre 2011
Coup de foudre
dimanche 28 août 2011
chapitre 12
jeudi 25 août 2011
chapitre 11
mardi 23 août 2011
les carrefours
Catherine Millet, Jour de souffrance.
vendredi 19 août 2011
Chapitre 10
mercredi 17 août 2011
Chapitre 9
samedi 13 août 2011
Chapitre 8
lundi 1 août 2011
Chapitre 7
vendredi 29 juillet 2011
chapitre 6
mardi 26 juillet 2011
Chapitre 5
samedi 23 juillet 2011
Toucher les étoiles
Si vous en rêvez et ne l'avez jamais fait, croyez-moi, c'est possible... Alors à moins d'avoir un magicien à portée de main, rendez-vous gare Saint Sauveur à Lille. En ce moment et jusqu'en août, l'expo Paranoia vous plonge dans la tempête, ou le nez dans les étoiles, bref, électrise grands et petits...
mercredi 20 juillet 2011
La mémoire neuve
James Salter, Une vie à brûler, préface.
mardi 19 juillet 2011
chapitre 4
Pendant des mois j'ai revu la scène, l'inconnu enfermé qui hurlait et pissait son sang dans la nuit juste contre ma vitre. Les portes bloquées de la Renault. Une prison d'acier en travers de la nationale. Le bruit des freins des poids lourds qui viendraient s'encastrer sur nous, la brume qui poissait le pare-brise. La chauffarde à la BM assise dans le fossé pestait. Les secours n'arrivaient pas assez vite. Lorsqu'ils nous ont désincarcérés enfin - d'abord moi, puis ils ont transporté l'homme - je ne pouvais plus bouger ni parler. Je ne pensais qu'à celui qui devait dormir encore dans la maison sur la plage. Je savais qu'il serait furieux.
Je ne sais pas si l'accident est vraiment à l'origine de cette phobie au volant. En fait, les symptômes étaient apparus avant. Mais il y a bien un avant et un après. Une forme de mythologie toute personnelle s'est nouée en ce moment précis. L'homme encore enfermé dans son véhicule et mon incapacité à approcher de lui, à lui parler même pour le rassurer. Sa machoire ensanglantée collée au carreau, les yeux écarquillés comme un poisson qui cherche l'oxygène. Ma terreur muette. Comme si j'assistais à un scenario catastrophe dont j'étais l'actrice impuissante. Les images s'enchaînaient, violentes, saccadées, saturées de froid, de boue et de nuit.
En jetant mes valises dans le coffre ce matin-là, j'ai repensé à l'accident et aux heures qui ont suivi, à tout ce que j'aurais dû dire à cet homme pendant qu'il mourait de peur au milieu de la route.
dimanche 10 juillet 2011
Chapitre 3
Tu es la fille de la mer. La fille du vent.
mardi 5 juillet 2011
chapitre 2
Chapitre 1
"Ecrire c'est passer tout de suite aux choses sérieuses, l'enfer direct, le gril continu, avec parfois des joies sous les décharges de mille volts."
ZELDA FITZGERALD.
"- Je le veux", il a dit. "Je veux que tu écrives." Et c'est comme si plein de petites lumières s'étaient soudainement allumées pour raviver un moi enfoui. Oui, les doigts me démangent, et si seulement j'arrive à dominer cette boule qui va et vient dans ma gorge à chaque fois que... Alors tout à l'heure entre les conserves et le dentifrice à la fraise, je pensais...il faudra bien que je la couche un jour cette histoire...et ça m'a tout de suite stoppée, arrêtée là sous les néons devant les packs de limonade avec tous les caddies hurlant leur besoin d'ingurgiter plus pour masquer le vide, le froid au coeur de ceux qui les poussent, dans la cohue stupide qui slalome et s'évite. Toutes ces vies rassemblées pour consommer, des milliers de bouches et de ventres déglutissant déambulent sans tête comme des automates prêts à se faire la guerre pour atteindre les caisses. Numero 33, il y a une nouvelle un peu boulotte complètement dépassée par le rythme des victuailles qui encombrent tout l'espace de sa machine. Elle glousse des excuses embarrassées et tente de capter les codes barres à l'aide d'un engin bippeur tandis qu'un responsable la toise et la presse d'enchaîner plus vite. Les boîtes colorées, les légumes, les chaussettes, le jouet pour le gosse avec un batman dessiné, les bouteilles d'eau et de coca light, la lessive en poudre et le chocolat poulain. Les pieds s'échauffent, les épaules se voûtent, et la file d'attente les yeux rivés sur les mains de la caissière, prie muette pour qu'elle ne se trompe plus et que le calvaire cesse enfin. La journée s'étire de fatigue et la lumière fait mal. Les voitures métalliques nous attendent six pieds sous terre et les visages sont tendus vers la fin. Il faudrait pouvoir écrire sur chacun d'entre eux. Il faudrait pouvoir rendre la vie, rallumer l'étincelle dans leurs yeux d'avant, ceux des enfants qu'ils furent un jour et qui s'émerveillaient d'un rien, d'un sourire, d'un trèfle à quatre feuilles, d'un berlingot mentholé, d'une course folle sous la pluie. Il faudrait pouvoir écrire. Passer aux choses sérieuses.
mercredi 29 juin 2011
de ses propres ailes
"Je volerai comme un oiseau, je volerai pour toi si seulement tu m'aimes.- Alors, vole.
- Je ne peux pas voler, mais aime-moi quand même.
- Pauvre enfant sans ailes.
- C'est si difficile de m'aimer?"
ZELDA FITZGERALD,
Accordez-moi cette valse.
jeudi 2 juin 2011
lundi 30 mai 2011
samedi 28 mai 2011
mercredi 4 mai 2011
mardi 26 avril 2011
lundi 25 avril 2011
jeudi 21 avril 2011
mardi 19 avril 2011
lundi 18 avril 2011
dimanche 17 avril 2011
mercredi 13 avril 2011
L'arbre et l'enfant
mercredi 6 avril 2011
lundi 4 avril 2011
dimanche 3 avril 2011
lundi 28 mars 2011
Vie de Pacha (4) Maternité
Cet après-midi-là la chatte nerveuse tournait. Son gros ventre agité de soubresauts violents. On ne savait quel coin elle choisirait mais la petite avait dit, "ce sera dans mon lit". De retour d'un goûter d'anniversaire, sur le chemin elle chantait et s'impatientait. "Peut être que, maman?". Elle est montée quatre à quatre, les mollets durs. Et puis toute la maison a résonné d'un cri d'enfant au comble de la joie. Elle a sauté sur son lit, tendu la menotte, excitée à mourir, appelé tous ses cousins, posé mille questions, raconté dix fois le moment de la découverte, l'instant précis où elle les avait vus, grouillant sous la chatte, mimé la scène pour la revivre encore. Moment magique. Toucher du doigt le mystère de la vie...
mardi 22 mars 2011
matin brun
lundi 21 mars 2011
Chemin de croix
Les voix de Sonya Yoncheva (soprano), Nora Gubisch (mezzo), Daniele Zanfardino (tenor) et Christian Helmer (baryton-basse), sous la Direction musicale de Jean Claude Malgoire, le Stabat mater dolorosa de Rossini est peut être la plus sombre de toutes les versions musicales de la séquence, que l'âge médiéval ait laissé à la postérité. Douleur, compassion, poème sacré, à réécouter pour qui veut toucher du coeur ce qu'est un chemin de croix. Triste, lourd, poème de la passion. Du romantique de plomb chez Rossini. Pour ma part, j'avoue préférer la version de Pergolese ou de Boccherini. Souffrir, oui, mais un peu de langueur italienne s'il vous plaît...
dimanche 20 mars 2011
le promeneur du dimanche
jeudi 17 mars 2011
samedi 12 mars 2011
mercredi 9 mars 2011
retraite
Au loin on pouvait peut être entendre encore les flonflons de la foule bigarrée. La fête qui s'égosille, s'époumone, éructe un trop plein aux relents de bière et d'amertume. Des masques de clowns chamarrés aux grandes bouches dessinées avalent l'air venu du large. Le vent en transporte l'écho. Presque jusque là.
A quai dans la friche, une coque de bois immobile attend la fin du jour.
mardi 8 mars 2011
douleur de femme
"Notre corps nous appartient". 1967, 1971,1975 l'histoire de l'émancipation des femmes françaises passe d'abord par le droit à la contraception et à l'avortement. Si les femmes ont gagné ce droit à la maternité choisie, loin s'en faut de l'égalité dans le travail et dans le couple. Mais la domination masculine dont Bourdieu décrypte les mécanismes en passant par le détour de la société kabyle, s'exerce encore partout et chaque jour d'une manière directe et brutale, et ce, dans toutes les cultures et tous les milieux sociaux. Fléau mondial dénoncé par l'ONU sous l'égide de Kofi Annan en 2006, une femme sur trois dans le monde est victime de violences conjugales au moins une fois dans sa vie. A revoir en ce moment sur Arte, le très beau film des Trintignant, mère et fille, Victoire ou la douleur des femmes. Titre prophétique pour Marie Trintignant qui succomba à la violence d'un compagnon jaloux et saôul . Le slogan des années 1970 pour la liberté à disposer de son corps, si les résonances en ont changé, n'en fait pas moins écho multiple et douloureux.


